Autres vies changées

Un soir de désespoir, je déambulais, alcoolisée, dans les rues d’Ancenis pour mettre fin à mes jours.

En passant devant une maison, j’entendis des chants qui s’adressaient à Dieu, puis j’entendis des prières se lever. Je n’avais jamais entendu prier de cette façon, j’en restai clouée sur le trottoir.

Enfin, la voix d’un homme s’éleva. Je restai à écouter car la porte était entrouverte, mais je n’osais pas rentrer. Je restais bouche bée sur le trottoir, tremblante et pleurant toutes les larmes de mon corps. C’était cela, j’en étais sûre c’était Dieu qui touchait mon cœur.

Je ne savais pas si je pleurais de désespoir sur moi – même, ou si c’était d’émerveillement de comprendre que c’était Dieu Lui – même qui s’adressait à moi, misérable que j’étais, car je traînais tard dans les bars, je fumais, j’étais agressive avec mon prochain, j’étais noire de péchés.

Jésus m’a délivré ce soir d’octobre 1997, je lui appartiens à présent et je le suis malgré les aléas de la vie. Mon âme bénit le Seigneur tous les jours de ma vie.                                       T.C.